Ce 4 avril 2020 était marqué par le symbole d’un événement annoncé et qui n’a pas lieu : le festival T’Cap.
Nous (l’équipe du Collectif T’Cap) vous avions promis une belle journée sous le signe de la convivialité, de la diversité et du mieux vivre ensemble… 
On vous attendais de pieds fermes en présence des associations, collectivités et services de l’État membre du réseau !
Ce samedi 4 avril, il a fait 19°, et le vent est/sud-est souffle doucement, idéal sous les nefs exposées à la domination des vents d’ouest. Les conditions climatiques étaient bien réunis, mais de réunion ça sera la seule…
Photo de Olivier et de son fils Paul devant beaucoup de bois coupé

Comme nous faisons tourner ce monde…

Ce foutu coivid 19 qui a choisi de s’inviter en ce monde pourrait bien symboliser la manière dont nous étions rendu à le faire tourner…
Il se répand partout sur notre planète, la mondialisation et sa soit disante régulation naturelle sonne un peu faux.
Il touche les plus vulnérables d’entre nous, et bizarrement ce sont toujours les mêmes.
Il met à mal nos politiques publiques, certaines, un jour, s’étaient posée cette question : « la santé doit-elle être rentable ? », elles semblait également y avoir insidieusement répondues.
Il éprouve les modes de gouvernances de nos différents pays en mettant en exergue leurs disfonctionnements : la manière de communiquer vers son peuples, la tyrannie d’un pouvoir dissimulant la vérité, la technicité et la science comme La solution, la limite des réponses sanitaire du tout privatisé… chaque peuple s’y retrouvera un peu, plus ou moins.

Le monde change mais…

Le festival T’Cap avait comme slogan vaste, ambitieux et improbable de « changer le monde » et c’est pourtant ce qui se vivait à chaque édition tous les deux ans depuis 2008.
Momentanément, le monde change et pas vraiment comme nous le rêvions… 
Certains sont à se poser la question de la hiérarchie des vies au regard de moyens limités pour faire face à l’épidémie. 
Sans surprise, dans ces temps incertains, les plus vulnérables partent les plus vite, et l’on pense de manière plus ou moins lointaine à cette théorie de Monsieur Charles Darwin…

Le bien commun ?…

Je forme l’espoir que l’on puisse s’interroger dans cette sortie de crise sanitaire sur des termes comme: « bien commun » , « intérêt général », « utilité sociale ». Ces mots ne sont pas issus d’un groupuscule de personnes un peu « bisounours » mais forment une réalité de vies en société.
Je forme le voeux que cette expression de « l’État providence » se transforme dans les esprits non pas en argent publique gaspillés, mais plutôt en conditions minimales pour assurer une solidarité nationale qui ne peut être conditionnée aux ressources financières de chacun.
À l’heure où ceux qui ont le plus d’argent négocient les masques de protection sur ces tarmacs transformés en drôle de marchés, je me dis qu’on est encore loin, très loin de tirer les conséquences de ce qui nous arrive !
 
Alors j’ai continué une activité entreprise depuis le début du confinement : fendre des bûches…
 
Portez-vous bien !!!
Olivier Raballand
Délégué Général du Collectif T'Cap